ONDES
URBAINES

Ondes urbaines n°91 - 15/06/2016

SPÉCIAL CONGRÈS - SPORT

Les licences sportives : reflet des conditions de vie dans les Villes de France


A l’approche de son Congrès annuel consacré aux évolutions qui affectent la culture et le sport, à l’aune des contraintes financières qui sont celles des villes de taille intermédiaire, Ondes urbaines vous dévoile quelques-uns des chiffres disponibles concernant les licences* sportives pour l’ensemble des adhérents de Villes de France.
Le taux de licences : un indicateur des difficultés du territoire ?
Avec près de 900 000 licences* répertoriées sur un périmètre de 150 villes adhérentes à Villes de France (échantillon englobant une population de 5,2 millions d’habitants), le taux de licences sportives des villes adhérentes était proche de la moyenne nationale en 2013 (18,99%).
Naturellement, il existe parmi les 150 villes qui ont été analysées de grandes disparités dans la proportion du nombre de sportifs répertoriés. Le taux est en général proche ou supérieur à 25% de la population dans les villes connaissant une situation socio-économique favorable (Mont-de-Marsan, Blagnac, Rambouillet, Senlis, Voiron, Digne-les-Bains, Gap, Mende…), tandis que celui-ci oscille entre 8,5% et 11% dans les villes d’Outre-mer ou dans celles connaissant une situation sociologique plus dégradée (Bruay-la-Buissière, Pointe-à-Pitre, Le Tampon, Meaux, Douai, Maubeuge, Saint-Benoît, Liévin…). Il semble donc bien y avoir une corrélation entre l’importance du nombre de licenciés, et des facteurs liés à la qualité de vie locale (importance des infrastructures sportives, niveau d’emploi et conditions économiques plus élevés).
S’agissant de la répartition par sexe et par âge, l’inventaire qui a été transmis par le ministère de la jeunesse et des sports à Villes de France, permet de tirer deux constats essentiels.
Une féminisation à renforcer
D’une part, le taux de féminisation de la population exerçant normalement une activité sportive y est légèrement plus faible qu’au niveau national : 34,3% des licenciés sont des femmes, contre 35,3% au niveau national. Dans les deux cas, le déséquilibre reste significatif. La féminisation de la pratique sportive est donc un enjeu encore plus prégnant dans les villes de France.
Poids plus important pour les jeunes et séniors
D’autre part, et sans doute faut-il y voir une des conséquences liées au fait de proposer des activités sportives variées (voir l’article suivant sur les clubs sportifs), les taux de licences sont en moyenne plus importants qu’au niveau national pour les tranches d’âges comprises entre 15 et 29 ans, puis à partir de 60 ans.
Ainsi est-il est significatif de relever que la pratique sportive reste - dans les villes de France - plus étendue au niveau des jeunes (lycéens, étudiants, jeunes actifs), puis pour les séniors.
* : NB sont recensés des licences et non des licenciés pour l’année 2013. Ainsi, une même personne peut avoir, par exemple, une licence au sein de la FF de football et de la FF de tennis. Elle sera alors présente deux fois.

n°91

15 Juin 2016

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