La DGFiP a publié fin août 2026 son analyse des taux de fiscalité locale (TFB, TFNB, THRS, CFE) votés en 2026 par les communes et les EPCI. Une majorité de communes et d’intercommunalités ont choisi de maintenir leurs taux de fiscalité directe locale en 2026, malgré une légère progression des hausses côté communal.
Une fiscalité communale globalement stable
Selon l’analyse, les communes ont très majoritairement reconduit leurs taux de fiscalité directe locale entre 2025 et 2026 : 85,8 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), 87 % pour la TFPNB, 83,2 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) et 89,9 % pour la CFE. Les baisses restent marginales, représentant moins de 1 % des communes pour chacune des taxes. À l’inverse, les hausses concernent entre 9,1 % des communes pour la CFE et 16,4 % pour la THRS, qui constitue la taxe ayant connu le plus grand nombre d’augmentations.
Des hausses généralement contenues
Parmi les communes ayant augmenté leurs taux, les évolutions de moins de deux points restent largement majoritaires. Pour la TFPB et la TFPNB, respectivement 85 % et 82 % des communes concernées ont limité leur hausse à deux points. Cette proportion atteint 94,9 % pour la THRS et 96 % pour la CFE. La progression du taux de THS s’explique notamment par le recours accru au dispositif de majoration spéciale : environ 2 400 communes l’ont utilisé en 2026, contre 1 300 en 2025.
Les EPCI privilégient encore davantage la stabilité
La stabilité est encore plus marquée à l’échelle intercommunale : les EPCI ont reconduit leurs taux à hauteur de 92,2 % pour la TFPB, 93,5 % pour la TFPNB, 92,2 % pour la THRS et 94,3 % pour la CFE. Les hausses restent comprises entre 5,5 % et 7,6 % selon les taxes, tandis que les baisses ne représentent que 0,2 % des EPCI.
Pour Villes de France, la stabilité des taux demeure donc la tendance dominante en 2026. L'étude montre toutefois que les évolutions sont davantage concentrées dans les communes les moins peuplées : 8,2 % de la population est concernée par une hausse du taux communal de TFPB, contre seulement 7 % des habitants des communes de 10 000 à 100 000 habitants. Pour la THRS, cette proportion tombe à 3,6 % dans les communes de 10 000 à 50 000 habitants.