C’est un ajustement qui était attendu par de nombreux élus. Le Sénat a adopté le 9 avril 2026 une proposition de loi visant à étendre la compensation financière de l’État à toutes les communes engagées dans le service public de la petite enfance.
Désormais, toute commune, quelle que soit sa taille, pourra bénéficier d’un soutien financier à condition d’exercer l’ensemble des missions liées à l’accueil du jeune enfant : information des familles, planification de l’offre, recensement des besoins et qualité des services.
Autre avancée importante : les intercommunalités et syndicats mixtes, très impliqués dans ce domaine, pourront percevoir directement les financements. Une mesure de bon sens quand on sait que près des deux tiers des petites communes ont transféré tout ou partie de ces compétences.
Derrière cette évolution, l’enjeu est de faciliter l’accès aux modes de garde à l’heure où des milliers de familles restent encore aujourd’hui sans solution, avec des conséquences directes sur l’emploi, notamment celui des mères.
Le coût de ce dispositif est estimé à un peu plus de 30 millions d’euros par an et devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2027 après son examen à l’Assemblée nationale.
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